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Le mercredi 10 octobre 2007

Zab Maboungou : avancer grâce au passé

La chorégraphe Zab Maboungou (Photo Cindy Diane Rhéault)
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La chorégraphe Zab Maboungou
Photo Cindy Diane Rhéault

Aline Apostolska

La Presse

Collaboration spéciale

Voilà 20 ans que Zab Maboungou, chorégraphe et danseuse québécoise d'origine franco-congolaise, écrivaine et philosophe aussi, imprime sa trace, son rythme, dans l'univers de danse contemporaine d'ici.

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Après avoir fondé sa compagnie, Nyata Nyata, et son lieu, où elle créé et enseigne, elle n'a cessé, d'une pièce à l'autre, de déployer sa vision du monde et du mouvement. Elle revient à l'Agora avec une création, Décompte/Countdown, un solo où éclate toute sa maîtrise, fondée sur la rigueur du langage de la danse africaine, et toute son incomparable fougue, faite de puissance et de liberté d'interprétation.

«C'est un solo parce que Lwaza, ma précédente création, était une pièce de groupe, explique-t-elle. Solos et pièces de groupe se succèdent dans mon parcours comme la réponse succède à la question.» Le solo pose une question, la pièce de groupe apporte une réponse. C'est ainsi qu'est structurée la musique africaine, comme un dialogue entre le tambour et la danse. Quelle est donc ici la question? «Que nous reste-t-il? C'est ça la question. C'est une méditation sur le temps et le mouvement. Comment l'existence existe grâce au mouvement, comment le mouvement nous entraîne plus loin dans l'existence. Mais c'est une méditation très agitée, je bouge beaucoup!»

Le contraire aurait été étonnant mais néanmoins, elle prévient que l'ensemble est plus méditatif: «J'aurais pu appeler ça petite musique de chambre avec tambour et violoncelle! La musique tient une place aussi importante que la danse car j'en suis arrivée à un stade où musique et danse sont pour moi un seul et même mouvement, je ne parviens plus à les distinguer.»

La musique a d'ailleurs été le point de départ de son inspiration. La musique de Bach, le prélude no. 2, un morceau très méditatif pour violoncelle. Elle a repris la musique qu'elle a recomposée pour le tambour africain, et pas n'importe lequel: un tambour Congo, un gros tambour qui arrive à la poitrine.

Sur scène, le violoncelliste et le tambouriniste sont partie intégrante de la pièce, au même titre qu'elle: «Mon fils est tambouriniste, ma fille violoncelliste, dit-elle. C'est comme si c'étaient eux qui me redonnaient vie dans cette pièce, c'est très touchant. En même temps, si j'ai composée la musique, c'est qu'elle est en moi. On ne peut pas créer quelque chose si on ne l'a pas à l'intérieur.» Une belle façon en effet de souligner un beau parcours de deux décennies.

«Je ne pense pas vraiment au temps qui s'est écoulé, dit-elle, car je ne crois pas à l'accomplissement. Dès qu'on a achevé quelque chose, l'objectif fixé s'éloigne et on poursuit son chemin. Je me perçois toujours en mouvement, en quête. Alors bien sûr j'ai de belles satisfactions: avoir réussi à créer mon lieu pour rencontrer les autres, créer et enseigner. Et avoir réussi à faire reconnaître la danse africaine comme partie intégrante de la danse contemporaine québécoise. Je ne parle pas de la mode actuelle pour tout ce qui est africain et qui en fait efface la réalité de la culture africaine. Je parle d'avoir vraiment réussi à faire respecter la danse et les polyrythmies du continent noir.» Car en plus d'être une chorégraphe prolixe, Zab Maboungou est aussi une artiste engagée.


Take it Back de retour


Presqu'un an jour pour jour après sa création, le groupe de b-girls Solid State présente à nouveau sa superbe pièce Take it Back, avec, pour la première fois, des b-boys et leur b-boying communément appelé breakdance, auquel s'ajoute toutes formes de danses de rue. La particularité de cette pièce c'est son côté délicieusement rétro, avec des danses sociales des années 30 à 50. Un moment magique. Au Théâtre Outremont le 16 octobre, 20 h.


Circulations


À Tangente s'amorce une nouvelle série basée sur des échanges inédits entre traditions et modernisme. Des chorégraphies qui sont autant de formes hybrides crées par des artistes migrateurs et métissés. Pour cette première édition, trois pièces: Sommeil rouge de Nacéra Belaza; Zenzena et Khallini Aïcha de Aïcha M'Barek et Hafiz Dhaou. À découvrir absolument. Du 11 au 14 octobre, 20 h 30 à Tangente.

Agenda

Décompte/Coundown, de Zab Maboungou, du 10 au 13 octobre, 20 h, à l'Agora.

Série Circulations, du 11 au 14 octobre, 20 h 30, à Tangente.

Take it Back, de Solid State, le 16 octobre, 20 h, au Théâtre Outremont.



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